Santander, mon bilan – Oser

Ca y est, pour une fois mon article n’est pas décalé avec la réalité. J’ai repris le boulot il y a 10 jours maintenant, soit 12 jours que je suis rentrée en France.

Beaucoup de gens parlent de la dépression post-Erasmus. Ayant eu un Erasmus plutôt studieux que festif et voyageur, il faut le dire, je ne suis pas tant que ça « en manque » de l’Espagne.

Toutefois, je ne peux m’empêcher de regretter mes balades à Puerto Chico, où j’allais m’asseoir et contempler la mer lors de mes (nombreux) moments de stress dû aux examens. Les rencontres bien évidemment, et le rythme espagnol. De manière générale, ma petite ville qu’est Santander, mi ciudad de corazón comme j’aime à l’appeler. Les sorties impromptues pour boire un verre et partager des raciones. Le funiculaire de la ville, ses tapis roulants et ses innombrables escaliers.

Puert chico

C’est pas si facile, de faire un bilan. J’ai vécu les derniers jours comme dans un nuage de coton, entre les examens (passés et à venir) et mes cartons. A dire au revoir en espérant revoir ces belles personnes que j’ai pu rencontrer là-bas. Et là, le retour.

J’ai déjà eu mes notes, j’ai tout validé (et de loin, c’est ma meilleure moyenne en cinq ans d’études. Je n’en reviens pas !). Je suis revenue au travail avec une motivation d’enfer pour ce dernier été. J’organise mes vacances, et j’essaie de combler mes weekends. J’ai déjà pu aller à Paris profiter de mes frères, de mes parents.

Et surtout, j’observe les changements qui se sont produits en moi. Il y a des choses dont je me doutais, d’autres que je découvre. Evidemment je parle maintenant espagnol. Mais j’ai aussi amélioré mon anglais. Et puis mon cardio aussi, avec tous ces escaliers dans la ville. Je danse mieux la bachata aussi. Cependant je crois que le plus important est que j’ai appris à oser.

Oser, c’est marrant, c’est tellement simple, ce mot. Et pourtant comme je le disais ici, j’ai tout le temps été hors de ma zone de confort. Déjà par le simple fait d’être à l’étranger. D’y étudier. D’y être seule. Santander, c’est le premier endroit où je suis vraiment seule : sans parents, sans copain pour m’aider à la moindre ampoule qui saute. Ni pour me donner des conseils à chaque interrogation que je peux avoir. Je prends mes propres décisions.

Bien sûr, j’ai pris de bonnes comme de mauvaises décisions. J’ai fait des conneries, j’ai surtout appris à relativiser. Maintenant je me demande quels sont les risques probables lorsque je fais quelque chose, et les solutions s’ils surviennent. Je ne m’arrête plus à la pensée de « si je fais ceci, il va m’arriver ceci ». J’ai déjà planifié mon prochain voyage, à l’autre bout du monde, avec un trek et d’autres activités sportives. Ca me motive à m’entraîner (et pourtant je suis plus une sportive de canapé qu’assoiffée d’effort).

Je dis ce que je pense aussi. En Espagne, je manquais de subtilité et il était des fois très important de dire clairement ce que je voulais dire. Ici en France, je m’en sers pour être plus assertive.

C’est étrange, comme ces quelques mois à l’étranger m’ont permis d’avancer dans la vie, par ce petit mot de quatre lettres, mon nouveau mojo. Oser.

Il est bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu’on ne les a pas tentées.

André Gide

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