Vamos a Costa Rica – Jour 4

Ce matin on prend un peu plus notre temps. On se réveille avec le lever du jour à 5h30 mais on ne sera pas partis avant 8 heures. On a de la chance, on a droit à des crêpes ! En revanche on remet les vêtements trempés de la veille, rien ne sèche ici.
Nous commençons la rando du jour ; il fait chaud dans les plaines mais après une grande descente on se baigner dans une rivière qui nous rafraîchit bien. On remonte la rivière. Toujours aussi difficile, mais on ne me presse pas donc je peux faire plus de pauses pour respirer. En plus le guide revient prendre mon sac pour m’aider, j’ai de la chance.
Le midi nous arrivons chez une habitante locale qui nous a cuisiné un ceviche de banane plantain, du poulet au manioc et du riz aux haricots. Là encore je ne mange presque rien. Je n’ai pas faim, je me force à avaler le tiers de mon assiette déjà peu remplie. Je me dope au jus de fruits pour avoir un peu de sucre dans le sang.

Il nous reste deux kilomètres à marcher. 2 km ici, c’est une heure. Ceci s’explique par la difficulté du terrain et le climat bien plus difficile qu’en France. Lors de la première rando le guide m’a expliqué que pour un même effort physique, tu parcours 50% de distance en plus en France dans les Hautes Alpes. Autrement dit, les 35 km à pied en 3 jours équivalent à 47.5 km en France.
Je n’ai plus de muscles. Juste avant que l’on reparte il commence à pleuvoir. Encore plus qu’hier. C’est comme si je me mettais sous la douche avec le débit maximum. C’est fatiguant, nos chaussures ont un effet ventouse dans la boue. Mais je me moque de la pluie, je veux juste finir, arriver au bout.
Alors au bout d’un moment, dans les descentes, je commence à courir. J’ai arrêté de réfléchir. Je suis bien derrière le groupe, le guide local reste avec moi. Je suis claquée, mais je me fous de me sentir mal à l’arrivée. Je veux arriver, j’en ai marre. Je rattrape ma compagne de chambre et je cours. Je ne cours pas vite, je trottine et ça glisse glisse glisse mais je me sers des bâtons pour me freiner ou accélérer selon le besoin.
On arrive enfin. Enfin, enfin, enfin. C’est un cauchemar. Je ne comprends pas pourquoi je suis venue ici. Qu’est ce que je cherchais déjà ?
On découvre nos chambres. Le groupe va au café mais je reste là à papoter avec ma compagne de chambre. Ça fait du bien. C’est dur ici. Je n’ai jamais été aussi sale, aussi fatiguée, aussi découragée.
On décide de rejoindre le groupe et je prends ma décision. Je vais voir notre guide et lui dis que je ne sais pas comment je vais y arriver demain, le troisième jour, le plus difficile. Après discussion avec le guide local, ils me proposent une solution.

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Le soir nous mangeons puis allons voir les grenouilles.

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Je me couche et pour la première fois depuis le début du trek je ne rêve pas de randonnée, de pluie et de boue.

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